Poisson d’avril !

Photo couv Le paradoxe du poisson rougeLe paradoxe du poisson rouge – Une voie chinoise pour réussir d’Hesna Cailliau – Édition Saint-Simon

Voici un livre plein de bulles porteuses pour ce 1er avril 2015 !

En Chine, la sagesse se transmet par des paradoxes.

Dans notre tradition gréco-biblique, nous avons été éduqués dans la séparation Esprit/ Comportement/ Nature. Nous envisageons le monde sous un angle manichéen (bien/mal), un monde dans lequel l’Homme, coupé de la nature, n’entend plus les signes de celle-ci et cherche à la dominer.

Or, dans un monde incertain, la pensée rationnelle montre ses limites. La voie du « poisson rouge » est une source d’inspiration à suivre pour se mouvoir avec aisance dans l’incertitude.

L’auteur nous invite à nous ouvrir à la philosophie asiatique pour voir le monde autrement. La sagesse chinoise a des vertus créatrices à la fois pour notre développement personnel et notre pratique professionnelle.

Les Chinois sont imprégnés de confucianisme/taoïsme/bouddhisme. Dans cette pensée en réseau, les contraires coopèrent. L’Homme fait partie intégrante de l’Univers, les animaux sont source d’enseignement. Ainsi, la tradition chinoise vénère-t-elle « le poisson rouge » (la carpe koï) dont la couleur rouge symbolise la joie de vivre…

Bon poisson d’avril !

Clémentine Lego

Résumé du livre  :

Pour l’auteure, Hesna Cailliau, notre monde contemporain ressemble à une mer très agitée. Avec ses courants complexes, ses vents changeants, ses vagues porteuses ou cassantes. Tel un poisson dans l’eau, un pays semble pourtant s’y mouvoir avec agilité et succès : la Chine.
Depuis la nuit des temps, le poisson rouge y est célébré. Pas celui de notre enfance qui tourne en rond dans son bocal mais la carpe koï, grande et majestueuse, reine des bassins et rivières des jardins publics. Sa ressemblance avec un petit dragon, figure mythique du pays, tout comme sa robe rouge, symbole de la joie de vivre et de la force créatrice, lui valent d’être sacrée. Un culte qui ne doit rien au hasard.
La culture populaire prête à l’animal huit vertus, toutes inspirées de la sagesse chinoise : ne se fixer à aucun port, ne viser aucun but, vivre dans l’instant présent, ignorer la ligne droite, se mouvoir avec aisance dans l’incertitude, vivre en réseau, rester calme et serein, remonter à la source.
Autant d’aptitudes qui offrent à la carpe une totale symbiose avec son environnement, toujours aux aguets pour saisir l’opportunité qui se présente.
Dans un monde désormais multipolaire et interdépendant, l’heure est venue d’échanger non seulement nos marchandises mais aussi nos sagesses. Une seule grille d’analyse, la nôtre, est insuffisante pour faire face aux immenses défis qui se présentent. Or, il y a chez les Chinois des idées et des façons de faire dont nous pourrions nous inspirer à la fois pour notre développement personnel et notre efficience en affaires. Il ne s’agit pas de devenir comme eux mais de réveiller le Chinois qui sommeille en nous.

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