Liberté et coaching

Papillon Coaching de transition

 

Bonjour à tous,

Comme le papillon, le Printemps n’est-il pas une saison idéale pour se donner des ailes, se transformer ?

C’est aussi le bon moment de l’introspection pour se transformer et prendre son envol dans une aptitude nouvelle que l’on ressent ou dans un domaine que l’on souhaite faire évoluer !

C’est dans cet esprit que je souhaite partager avec vous l’idée de développement et de liberté en les conjuguant. Porter un regard différent aujourd’hui sur le coaching professionnel tripartite en adoptant une autre manière d’accompagner les enjeux et les mutations actuels.

Le coaching est un investissement qui s’est un peu plus « démocratisé ». Auparavant, plutôt réservé au Top Management, aujourd’hui la démarche est désormais ouverte à tous.

Tous les coachs formés dans les écoles référentes telles que International Mozaïk, l’Académie du Coaching, le Dojo, Transformance…apprennent déontologiquement à mettre en place un « cadre » au démarrage et tout le long de l’accompagnement.

Dans ce cadre, correspondant au coaching d’entreprise, dit « tripartite », réunissant 3 ou 4 acteurs de l’entreprise comme le coaché, son manager n+1, le RRH/DRH et le coach, la pratique habituelle enseignée  est de formaliser, au démarrage, un contrat de coaching avec des objectifs à atteindre.

Le coach n’est pas soumis à l’obligation légale d’atteinte d’un résultat. La qualité du cadre et de la relation sont des conditions de réussite indéniables créées par le coach. Mais l’atteinte des objectifs est finalement essentiellement liée à la volonté, la motivation et l’engagement du coaché pour évoluer.

En effet, la seule attente que l’on doit attendre d’un coach, est son « expertise » du processus relationnel l’amenant à bien accompagner son coaché sur son chemin de progrès pour atteindre ses ambitions.

Pour en revenir au coaching, c’est un excellent moyen de contribuer au développement des compétences qui doit se réaliser dans l’envie et le plaisir. Avoir la liberté de choisir son coach est aussi, non seulement un critère déontologique, mais extrêmement important pour favoriser le lien de confiance nécessaire.

Une séance de coaching est un « sas de décompression », une « parenthèse », un espace où le coaché peut réfléchir et oeuvrer dans son « laboratoire »…avant de passer à l’action. Et pourquoi pas, se transformer comme le papillon pour voler de ses propres ailes !

J’ai pu mesurer au fil du temps, que les meilleurs coachings se réalisent dans la confiance. Confiance entre le collaborateur et son responsable en premier lieu. Avec l’équipe RH aussi. Et biensur, une confiance qui circule avec le coach. Quand je dis « bons coachings » je parle des coachings qui aboutissent avec des changements observés et de beaux résultats.

J’écarte ce que l’on appelle les « coachings orchestrés ». En d’autres termes les coachings de dernière chance, pour des personnes auxquelles « on ne croit plus ». Pour lesquelles les différents acteurs de l’entreprise ont besoin d’avoir bonne conscience avant d’envisager une séparation. Ces coachings là ne devraient pas s’exercer, ils ne partent pas du bon pied. Ou bien il faut envisager un « out placement » ce qui ne répond pas aux mêmes besoins.

Encore une fois, la confiance est un socle de démarrage indispensable. Il faut « croire » pour avancer.

Si nous restons sur le fil de la vérité et de l’authenticité, alors les coachings se réalisent dans un bon climat, un bon état d’esprit, ils sont constructifs pour tous les acteurs impliqués et atteignent leurs objectifs naturellement.

L’engagement le plus fort vient de la confiance. C’est à dire de la liberté laissée au coaché d’entreprendre par lui-même. Je suis désormais sûr de cela.

La formalisation d’un document n’est donc pas indispensable et encore moins la signature des 3 parties. Cette formalisation peut « tendre » l’ensemble du processus et créer des résistances intérieures, blocages et un manque de fluidité…

Par ailleurs, par les temps qui courent, la pression est permanente dans les entreprises. La conscience professionnelle est déjà très présente chez les coachés et plus largement chez tous les collaborateurs.

Quand j’interviens en tant que coach choisie par la direction de l’entreprise, et que je me présente à la 1ère séance tripartite, je parle simplement et clairement de la notion d’engagement personnel et la liberté de faire ou de ne pas faire ce coaching, même s’ils ont été les « heureux élus » et qu’ils reçoivent un signe de reconnaissance important au fait même d’avoir été choisis.

Le coaching est dans ce cas une action bienveillante de soutien permettant le développement de la personne pour se développer sur les axes de travail de la feuille de route identifiée au démarrage entre le coaché, l’entreprise et le coach.

Et enfin, la dernière séance de « bouclage » doit réunir à nouveau les 3 acteurs. Le coaché est amené à préparer son bilan qu’il travaille comme un exercice de coaching. Cette dernière étape permet au coaché de révéler sa créativité au travers de sa sensibilité, de sa singularité.

Ainsi l’énergie et l’implication du coaché ne sont pas les mêmes. Le collaborateur s’émancipe davantage et se sent plus à l’aise pour sortir de ses « zones de confort », ainsi explorer l’inconfort, afin d’évoluer et se dépasser.

Lorsque l’on parle de « coaching professionnel« , c’est avant tout un travail personnel qui nous amène à travailler sur soi. Ce qui veut dire travailler dans sa globalité. Son soi « privé » son soi « professionnel » sont intimement liés.

Il ne s’agit pas de confondre avec le travail d’un thérapeute qui permet une analyse en profondeur sur le « pourquoi », il s’agit d’avoir conscience que l’on aborde aussi des aspects personnels. La déontologie et la confidentialité auxquelles s’engagent les coachs sont indispensables dans ce travail pour s’épanouir dans la confiance.

Je vous invite à expérimenter cette liberté en étant bien clair, ferme et souple à la fois. La liberté s’entend avec la responsabilité. Rien n’est possible sans cela. C’est donc au coach d’assurer le cadre nécessaire, parfois avec fermeté, parfois sans concession, afin de permettre au coaché d’atteindre l’ambition de développement souhaité par lui-même en concertation avec l’entreprise.

A très bientôt,

Clémentine Lego

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